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Interdiction de location et DPE : le calendrier 2025-2034 pour les propriétaires

Le DPE est opposable et un calendrier d’interdictions s’applique (G dès 2025, F en 2028, E en 2034). Voici l’essentiel et les actions prioritaires pour rester louable.

Le Diagnostic de Performance Énergétique n’est plus un simple indicateur : il est « opposable » et devient la clé d’autorisation de mise en location. Avec la loi Climat et Résilience, un calendrier d’interdictions progressives s’impose aux bailleurs. L’enjeu n’est pas de céder à la peur mais de transformer cette contrainte en plan d’actions priorisées pour préserver vos revenus locatifs et la valeur de votre patrimoine.

Le calendrier des interdictions à connaître

  • 1er janvier 2025: les logements classés G sont considérés comme énergétiquement « indécents » et ne peuvent plus être proposés à la location.
  • 2028: extension de l’interdiction aux logements classés F.
  • 2034: extension aux logements classés E.

Ce calendrier s’articule avec d’autres obligations déjà en vigueur, et il implique d’anticiper dès maintenant vos décisions de travaux pour éviter une vacance forcée.

Quelles conséquences concrètes pour le bailleur ?

  • Gel des loyers pour les passoires thermiques. Tant que le bien reste en F ou G, les revalorisations sont bloquées, ce qui érode la rentabilité dans le temps.
  • Impossibilité de signer un nouveau bail ou de renouveler tacitement si le logement est « indécent ». En pratique, cela signifie un risque de vacance locative et des coûts de remise en conformité imprévus si rien n’a été anticipé.
  • Risque contentieux accru. Le DPE opposable expose à des contestations du locataire en cas d’erreur manifeste ou de manquement aux obligations.

Professionnaliser la gestion permet de documenter la conformité, de caler les échéances et de planifier les solutions de financement pour des travaux efficaces.

Les solutions pour sortir de la zone rouge

  1. Réaliser un audit énergétique. C’est la première étape pour hiérarchiser les interventions. L’audit qualifie les scénarios de travaux, estime les gains de classes DPE et chiffre les coûts.
  2. Prioriser les travaux à fort impact.
    • Isolation de l’enveloppe: combles, planchers, murs par l’intérieur lorsque c’est pertinent.
    • Systèmes: remplacement d’une chaudière vétuste, passage à une pompe à chaleur adaptée, régulation et équilibrage, ventilation performante.
    • Traitement des ponts thermiques et étanchéité à l’air, souvent sous-estimés.
  3. Étaler et financer intelligemment. Subventions, prêts bonifiés, optimisations fiscales: un pilotage global évite les impasses budgétaires et maximise le retour sur investissement.
  4. Planifier en tenant compte de l’occupation. L’objectif est de limiter la vacance en coordonnant interventions et échéances de bail.

Un accompagnement par un administrateur de biens et des partenaires techniques de confiance rend le parcours plus fluide: cahier des charges clair, mise en concurrence d’entreprises, suivi de chantier, mise à jour du DPE et du dossier locatif.

En conclusion

Ne subissez pas le calendrier. Anticiper vos travaux et fiabiliser votre dossier, c’est protéger vos loyers, réduire le risque juridique et revaloriser durablement votre bien.

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